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LA COULEE VERTE (Couleurs de randonnée en Lot et Garonne)

    Le long du canal latéral à la Garonne ( En Sons et Lumière venez m'accompagner)

                      Le chaud soleil renaissant incitait à la découverte, quelques images de promenade hier entre la halte nautique de Villeton et l'écluse de la Gaulette (sens parcours Damazan vers le Mas d'Agenais) , en ont déteint comme ces colorants naturels qui marquent leur âge….     Pour de nombreux « avaleurs de km » ce parcours n'est pas digne d'intérêt ( tout juste 4 à 5 km !) , pour ceux qui ne pensent qu'à discuter : « ah ! on n'a pas vu le temps passer.. » ( ni l'eau qui court à l'approche du bief –déversoir) ,  pour ceux qui s'ennuient  en marchant surtout le long d'un ruban rectiligne nouvellement goudronné ,  pour tous ceux là je « dédie » en pensée une façon de voir : ce qui vit en dehors de leur univers trop encadré:                              Les platanes dont les bras noueux s'emmêlent , portent au pied un tatouage noir: la marque foudroyante du feu céleste . Cette blessure ouvrant leur ventre telle une poche « kangourou », offre un naturel refuge pour la faune en liberté. Sur le tronc aux teintes de camouflage ,un départ de branche avortée ouvre une porte , le pic-vert l'a déjà loué !                                      En contrebas du canal s'étendent les prairies marécageuses,au miroir de surface rayé par le souffle léger mais piquant du vent du nord ; Chassées des lieux de culte par d'autres congénères , les grenouilles "à la cuisse légère" regardent comme au cabaret les promeneurs passer sur la banquette surélevée , en rigolant « à gorges déployées »…

                            L'ancien « Grand chemin » du moyen-age , tranché par la voie navigable , n'est plus qu'un simple moignon attirant encore  pour seuls passants les « échassiers », ces aigrettes blanches signes "avant coureur"( à défaut de vrais cygnes) de danger pour les limaces et escargots gris des profonds fossés.    

                            Au couchant ,étouffée dans la sombre peupleraie , s'annonce imposant un corps de ferme abandonné ; A l'abri d'un pignon ,le vert tendre d'un rideau de bambou , tremblant dans le vent frais est comme un dernier signe de vie …. Même un couple de canards noir et blanc trop attachés à demeurer sur le site , reste immobile comme assoupi sous le soleil ! 

                           A l'avancement , le flou lointain de l'écluse se précise ,

relayé par la traditionnelle musique sécuritaire : celle des aboiements de chiens , gardiens de propriété....Au milieu de toutes ces images , seule celle du canal n'a pas changé, toujours aussi verte ,comme une" purée de pois cassés"!

 

Le 14 mars 2007 à la sainte Mathilde ,(anciennement fête de Pierre le martyre sur le calendrier médiéval des "bergiers") 

 



Article ajouté le 2007-03-14 et consulté 20 fois