Cliquez ici pour imprimer cet article

" LUNGTA " fin du carnet de voyage imaginaire

26.09.2007                     ( à l'usage de ceux qui arrivent ! voir au préalable pour une meilleure compréhension le préambule du carnet de voyage imaginaire " ICI )   

 et la relation du parcours élaboré par les élèves d'une classe CE2, CM1, CM2 de l'école de Vares /47  " LA " en 3 épisodes.....Bon voyage! ) 

                                Episode IV

 

Pour rattraper le temps qui s'amenuisait , les jeunes «  voyageurs «  de l'imaginaire prirent un raccourci , comme un chemin de traverse , pour décrire le parcours d'Archibald entre son départ de Tahiti et le pays des « chevaux de vent » dont le terme local est « LUNGTA » …

 

Ainsi sous forme de récit  , le fil conducteur se déroula sous le tracé de la plume d'encre , abandonnant les contraintes liés au graphisme d'un pinceau . Pour ne pas alourdir de passages d'écrits cette aventure , je me suis attelé à transcrire cette partie en visuel pour rester dans l'esprit du classique carnet de voyages , avec ce montage type photos alliant clichés et légendes manuscrites …

 

                               

          Où nous suivons Archibald  sur la voie maritime vers l'Ouest :

 

 

                 Où nous suivons le héros quittant la Nouvelle zélande et ses territoires de rêves pour une direction  toujours «  grand ouest »

 

 

       Où nous partons direction plein nord  en quittant l'Australie :

 

 

                        Où nous quittons l'Indonésie pour un autre continent plein nord , en entreprenant la dernière traversée maritime de ce grand voyage imaginaire…vers un pays immense où les vaches mangent dans les rues, gardant ainsi intacte la foi des hommes envers les choses sacrées…..

 

 

           

        A ce terme lors de la dernière séance je livrai aux élèves impatients le secret de l'histoire au travers de l'énigme «  LUNGTA » :

        " Arrivé à Delhi , Archibald fut de plus en plus avide de progresser pour atteindre le territoire convoité . La traversée du dernier pays :le Népal, avant le but suprème , lui révéla sous forme d' expression dialectique que ces fameux chevaux de vent n'étaient pas des coursiers galopant crinière au vent , mais de simples drapeaux  de prières qui par les mantras ( prières calligraphiées) dessinés sur ces bandes de tissus portaient les espoirs religieux de ces peuples du tibet.Ils espéraient ainsi un accomplissement de leurs voeux portés par le messager des Dieux , ce vent …éminent intermédiaire entre le ciel et la terre. La destinée d'Archibald fut inscrite sur la terre aride de ces hauts plateaux Tibétains.

Après avoir pourchassé sans répit le but de son voyage, l'escalade vers les hautes altitudes des plateaux eut raison de ses forces . L'esprit apaisé par la rencontre de ces fameux  «  Lungta » ces crinières de toile effilochées par les assauts continues des vents de la chaîne Himalayenne

il prit un repos prolongé et continuel gardant emprisonné sous des paupières éternellement closes les belles images de son immense voyage…..

 

 

 

     

        Les Tibétains locaux qui livraient les dépouilles de leur défunt à l'air libre à l'intention des vautours et autres rapaces pour assurer la disparition finale du corps, ne pratiquaient cette coutume apparemment barbare à l'encontre de la traditionnelle incinération de la religion hindouiste , suite au manque de combustible. Sur les contreforts montagneux et les hauts plateaux du Tibet , la combinaison: rigueurs climatiques et haute altitude , est un obstacle à la pousse des arbres et sa présence étant fort rare, le bois est un combustible de trop grand prix pour ces pauvres nomades éleveurs de Yaks…

            Ainsi réapparait l'importance d'un baton de berger , qu'Archibald fit suivre tout au long de son périple … Les modestes Tibétains soucieux des traditions religieuses , eurent à cœur de conserver la traditionnelle sépulture chrétienne à sa dépouille en réutilisant le peu de bois de noisetier constitué par sa canne pour la confection d'une croix tombale….

         Archibald repose quelque part à proximité immédiate d'un col de l'Himalaya , sur ces chemins de passage millénaires où la tradition implante comme lieux propices, tendus sur des cordes comme d'immenses fils à linge , ces drapeaux de prières … Il peut reposer en paix  car l'ancien berger est gardé éternellement par ces fameux «  chevaux de vent » le but de son voyage :

 

                                       LUNGTA !

 

 Merçi à l'ensemble des auteurs :

     Andréa , Anaèlle , Anaél , Constance , Clémentine ,Elodie, Julia,

Aurélie, Chloé, Sébastien, Valentin, Cyril, Bryan, Théoline, Jérémy, Guillaume, Julien .....et Sophie , sans qui cette histoire n'aurait pas eu le droit de s'inscrire dans l' imaginaire !

 

( Si j'ai rencontré des visages inquiets et tendus lors de notre première rencontre  , j'ai quitté des visages radieux et d'avoir entrainé quelques larmes chez certains lors de notre séparation....je m'en excuse!)



Article ajouté le 2007-09-26 et consulté 21 fois