08.11.07
Une escapade sur un chemin glissant ,quelque peu gluant ,celui de « l'or noir » et de son avenir…
Le vent sec du désert couleur sable, est impuissant à pouvoir souffler les torchères qui flambent sur ces puits alimentant par des circuits démultipliés la soif intarrissable de nos véhicules motorisés. Les dromadaires, antiques véhicules de ces contrées, sont à mille lieux de penser à cette influence, sur la « bosse du commerce », de cet or noir, qui fait flamber les marchés boursiers….
L'horizon de la raréfaction des ressources pétrolières se rapproche , les tourments des vents de sable ne peuvent plus cacher la vérité …2020 ou peu importe la date, on aura toujours des conseils éclairés de spécialistes experts pour nous promettrent des gisements en attente de découverte. A quel prix ? Celui sanglant des champs de bataille pour sauver, comme enjeu d'une nouvelle croisade, l'accès brûlant aux « lieux saints » du capitalisme: celui de ressources non renouvelables des champs pétrolifères.
Pour le commun des mortels dont l'eau représente les 2/3 de la constitution physique, identique en proportion pour la couverture océane sur notre globe, cet élément liquide n'est pas le premier dans ses préoccupations actuelles. Et pourtant suivez mon chemin et vous verrez qu'il laisse à défaut de trace indélébile, comme une forte imprégnation sur le sujet évoqué….Les experts pétroliers reconnaissent leur surestimation des capacités restant à exploiter, et commencent à patauger dans un bourbier technologique car si jusqu'à présent l'eau poussait en sous face les nappes de pétrole souterraines, son action commence à être plus perturbatrice pour le puisage mettant en cause la bonne productivité. Il y aurait comme de « l'eau dans le gaz », un sournois mélange annonciateur d'épuisement , une sorte d' inquiétant « souffle au cœur »…

Bienheureux les chercheurs, vertueux dans leurs travaux, et l'horizon qui se profile celui des nouvelles ressources produites par le domaine agricole est comme un encouragement, revalorisant le travail des champs. Mais là un autre chant s'élève porteur d'une complainte que ne veulent pas écouter certaines filières, dont le porte monnaie avide commençait à bailler…Les cultures , productrices de ce « pétrole vert » issu du plus profond de leurs graines, réclament des besoins croissants en eau mettant en péril les ressources phréatiques de certaines contrées. Elles induisent un nouveau gavage de la terre épuisée, ma «foi» par les traditionnels chimiques engrais. Ainsi c'est le départ d'une nouvelle course avec caravane publicitaire et primes européennes à l'arrivée, l'exigence des profits comme l'objectif demandé envers des coureurs survitaminés …
cliché Didier Massé
Pour les consommateurs que nous sommes, toutes ces céréales détournées de l'alimentation humaine vers le marché juteux et vorace des produits énergétiques et combustibles, induisent tel un nouveau mécanisme agricole un déséquilibre sensible chez les plus déshérités, leur assiette se vide de plus en plus vite par cette « perte de blé » ! Autre impact néfaste évalué, déjà en grande marche en Amérique du sud , une course vers la conquête de nouvelles surfaces cultivables et rentables, par la déforestation à outrance . Pour la noble cause d'un nouvel « Or vert »,les conquistadors modernes de la future couleur de nos poumons ne se soucient guère… L'histoire à ce stade prend une nouvelle saveur : cette pratique de saigner à cœur la forêt est une entreprise humaine marchant sur « les plates bandes » du concurrent pétrolier … Ironie du sort car en effet le plus grand propriétaire forestier du monde est un des plus puissants groupes pétroliers. Son emblème porté au fronton des stations services du monde entier est comme par hasard issu de l'eau , même si a défaut d'être douce son goût est trop salée . Juste « retour aux sources » comme pour redorer l'image d'un produit liquide moins limpide ....
Dans le monde des coquilles c'est "celle que j'aime"
Curieusement à l'heure où l'incitation à une pratique de la marche à pied s'annoncerait comme remède partiel à une pénurie de pétrole comme moyen de locomotion d'avenir, pour des parcours réduits, le logo de ce groupe pétrolier était , bien avant la mode de la signalétique , il y a prés d'un millénaire le symbôle des marcheurs au long cours. Va nu pieds, pèlerins, adorateurs, mystiques, colporteurs, arpentaient ces voies mythiques devenues la mode aidant des longs chemins de randonnées, oubliant parfois pour des raisons pratiques certains authentiques chemins creux que les ronciers dans leur grande mansuétude se sont accaparé. Poussé par une irrésistible foi vers le « champ des étoiles » Compostella en terre de Gallice,leur périple les poussait jusqu'au bout de ce "finisterra" Espagnol.Leur but ramasser sur la grève un produit de l'eau salée, célèbre coquille palmée baptisée au nom du saint en l'honneur duquel tout au long du chemin ils ont saigné de leurs pieds …..
Pardon envers ceux qui vont trouver ce chemin au parcours trop tortueux ou chaotique mais je m'ennuie sur les autoroutes aux longues lignes droites....Que cet essai puisse impulser une flamme d'espoir plus durable que celle de l'essence des feuilles caduques qui brûle à l'automne….
Il y a plus d'un siècle , un célèbre écrivain français troubla par ses écrits « l'intelligensia cultivée » .Ses œuvres furent gentiment versées dans le rayon des bibliothèques consacré à la jeunesse…Trop troublantes, superficielles, romanesques, perturbatrices pour l'équilibre du savoir officiel, elles furent cataloguées utopistes, le produit d'un esprit rêveur et déstabilisateur. Ainsi fût occultée une pensée visionnaire dont j'extrait quelques propos capables de faire sourciller les rationalistes inquisiteurs représentant de la bonne pensée :

« Je crois qu'un jour l'eau sera employée comme combustible, que l'hydrogène et l'oxygène qui la constituent, utilisés isolément ou simultanément, fourniront une source de chaleur et de lumière inépuisables »
L'auteur de ces pensées s'appelle Jules Verne. Ce visionnaire avait, n'en déplaise aux esprits sceptiques qui le traitent de doux rêveur,avait positionné son site romanesque de lancement de fusées, comme par "hasard" en Floride non loin du véritable « Cap canaveral », un siècle auparavant …
Il avait mis l'index sur un sujet brûlant, celui de la «fusion froide» il s'y est consumé trop tôt …..Comme ces chercheurs américains qui depuis leur laboratoire de l'université d'Utah ont annoncé leur croyance en cette technique révolutionnaire après avoir obtenu de probants résultats.Cette théorie serait propice par l'utilisation des immenses ressources marines à une production énergétique d'avenir pour le maintien de l'humanité. La "fusion froide" malgré la production d'éléments radioactifs tel le tritium (ht) est sans nocivité, cette mini fusion nucléaire ne produisant pas de rayonnements dangereux. Malgré celà ils furent eux aussi descendus en flamme par le collège autorisé des biens pensants sauvegardant la bonne santé scientifique de l'humanité …C'était le 23 mars 1989 !

Cliché Florence :"Des fleurs en son jardin"
Je connais le parfum fugace des fleurs des champs et celui plus secret des contes de fées ! Sous leurs images des mots et illustrations colorées que de secrets sont colportés pour l'éternité. Reste à l'homme la volonté de s'éveiller !