Comme une refonte partielle , ce sont « quelques matériaux » que je réutilise tirés d'un article paru dans la « Mémoire du Fleuve » (revue d'histoire locale du Tonneinquais en Lot et Garonne , que je remercie d'avoir « logé » au cours des années passées , quelques articles de ma production tourné vers les « lisières de l'histoire du patrimoine comme enfoui sous les frondaisons ….secrètes de la nature » )
En sorte comme une restauration , « avec quelques mots bien sonnés et des croquis plus ou moins léchés » ,c'est un sauvetage pour l'inventaire de la mémoire des hommes à défaut d'une inscription « officielle à l'inventaire du patrimoine historique »
Car il est bon de préciser que ce domaine en ruines est interdit par son caractère privé à toute visite , la nature y reprend ses droits , aidé aussi par l'attitude humaine d'abandon….Les passionnés de « petite histoire » ,celle non officielle qui dérange car elle peut remettre en cause les transcriptions anciennes , (celle que l'on baptise « légende » pour la classer « sans suite » et mieux l'ensevelir sous les voiles du passé ) comprendront entre les lignes une allusion à « une figure de l'histoire qui est partie en fumée» , et dont le principal compagnon « d'armes » , à quelques lieux seulement de chevauchée , avait sa principale propriété…..
" On le découvre aprés la matte , digue artificielle de défense
Contre les divagations de la Garonne et ses transes
Au milieu des champs de maïs qui lui servent d'océan
Comme un cargo abandonné , le domaine meurt privé de sang
A l'orée de la cour fermée où ne règne plus que le puits abandonné
Je brise le silence figé en faisant fuir un écureuil apeuré.
Perçant la brume quelques rayons de l'astre qui se lève
Sur des ferrailles oxydées , accrochent leurs timides reflets.
Ce sont d'antiques charrues que l'appétit de la nature prélève
pour les engloutir sous d'inextricable ronciers...
La batisse dont la gloire s'estompe de la mémoire humaine
a du traverser au fil des siècles bien d'épreuves et de peines
Maintenant elle va lentement s'assoupir dans l'oubli
et "pleurer" quand la pluie ruisselle sur ses murailles rougies."
(12 mars 2007)