Champlain et Québec: Carnet de voyage du Canada

09.01.2008         

     Une aventure hors du commun pour cet explorateur français du début du XVII ° qui succédant à  Jacques.Cartier  vint 70 ans plus tard poursuivre une conquète des vastes territoires de la « Nouvelle France » d'occident ...Avant de présenter l'exceptionel parcours d'un précurseur du carnet de voyages moderne, que l'année 2008  va célébrer officiellement des deux côtés de l'Atlantique( villes de Québec, et La rochelle, Brouage en France ), je tire un bord (expression de la marine à voile) vers mon passé de jeune marin militaire avec une relation de voyage qui me mit « par hasard » sur les traces de Samuel de Champlain.....

 

                          

                               Automne au Québec   Cliché: Marie Laura

    

                                        Rencontre de 2 statues :

           12 mai 1970....La soirée qui tombe révèle fraîchement la saison du printemps habitué à se laisser désirer sous cette latitude . Le fleuve Saint Laurent est toujours le premier à laisser partir la froidure au fil du courant avec les derniers glaçons. Dernière escale avant le retour à Brest concluant la fin de mon second tour du monde, j'attaque de pied ferme les marches glissantes des escaliers à l'assaut de la vieille citadelle .Ils n'ont pas usurpé leur surnom local de « casse-cou ».

 

                          

                            Epave sur berge du St Laurent                                

     

                          Québec est la seule cité fortifiée du Canada et d'Amérique du Nord. Depuis l'esplanade aux planches de bois qui domine de ses 120 m le quartier bas de la ville « le petit Champlain », je devine malgré les toitures pentues des maisons «Malouines » ( souvenirs des émigrants et pêcheurs de St Malo)  la silhouette gris bleu de ma compagne de voyage la « Jeanne ». Son mât effilé haut de 36 m que je connais bien pour l'avoir souvent escaladé semble vouloir chatouiller les étoiles.....( Ma spécialité de détecteur m'autorisait à faire ces parcours d'acrobate de haut vol pour l'entretien des radars haut perchés). Les écharpes de brume qui montent de l'eau brune vont bientôt la noyer....La masse imposante vert de gris du chateau « Frontenac » découpe ses gradins sur l'horizon qui rosit de plaisir. C'est l'heure où les ampoules clignotantes de la voute céleste peuvent commencer à « griller »...

 

   Quartier" Petit Champlain"   Cliché: Marie laura      

                 

                Sur la place «du champ de bataille» toute prôche limitant sur un côté la citadelle, je retrouve surpris la « Jeanne d'Arc» que je viens à peine de quitter ! Non ce n'est pas un mirage, et  bien amarrée à « l'Anse à foulon » au bout du long quai Champlain, elle ne s'est pas envolée à la poursuite de ses « Alouettes de ferraille ».. La statue de la sainte jeune fille qui trône sur cette espace ne peut pas voir ce vaisseau de la marine nationale française qui porte,outre des hélicoptères,son célèbre nom!  Sur la place Dufferin, jouxtant le vaisseau immobile de l'hotel de prestige que l'on nomme içi chateau « Frontenac », je ferai connaisance avec une autre statue valant son pesant ...de bronze ! Celle que la ville de Québec a édifiée en l'honneur de son fondateur: Samuel de Champlain, explorateur mandaté par Henri IV.Ce gentilhomme originaire de la Saintonge ( Charente-maritime) devint le précurseur de la civilisation française en Amérique...

 

                       

           Statue de Champlain devant le chateau " Frontenac"

 

                Cette représentation  monumentale ,(oeuvre d'un sculpteur français rare survivant d'un naufrage célèbre celui du paquebot Titanic), ne peut pas passer inapercue. Un bronze de prés de 5 m juché sur un socle de prés de 10 m en pierre calcaire avec un emmarchement de base en granit rouge .... Avec toute l'humilité que je me plais à cultiver en un certain jardin secret, je peux dire que je resterai toujours  loin de pouvoir lui « arriver à la cheville » ... Dans la pénombre naissante je distinguai Champlain saluant avec révérence le sol canadien, tenant de sa main droite un chapeau à plume... De celles que l'explorateur fût si habile à manier pour écrire et dessiner ses impressions de voyage, ou celles dont les indigènes paraient leur longue chevelure noir corbeau.

     

                                     Algonkin du Québec

      

                                                                                                                   Ces figures au profil caractéristique que j'avais découvert peu de temps auparavant. Sillonnant le petit « Montmartre » de la rue du trésor où affluent les touristes et amateur d'art, j'avais croisé quelques facies typiques des races indigénes.Avec des origines algonkines ou autres : peau cuivrée , nez cassé,et regard perçant, on ne pouvait pas les ignorer !  

                               Rue du trésor           

                 Avant cette concentration des expositions artistiques dans la rue qui par panneaux entiers cachaient les devantures et facades proposant reproductions , croquis, caricatures, portraits à la demandes, illustrations et peintures diverses , l'animation antique était moins touristique et de nature moins plaisante : Autrefois  une autre population plus contrainte fréquentait la petite artère . La trésorerie fiscale était alors le point de ralliement « obligé» des colons et marchands venant payer leurs impôts, laissant ainsi son souvenir comme nom de baptème  ....Le passage dans cette rue fût sans doute pour moi une prise de conscience et les prémices d'un attrait envers le monde des beaux arts ! 

             

             

              

                                   En ce lieu nommé  Kebec « là où la rivière se rétrécit » (signification d'un mot  Algonquin)  Champlain jugea que le promontoire rocheux aux falaises escarpées  dominant l'étranglement du St Laurent,convenait pour l'établissement d'un poste avancé de pionniers .Ainsi fût érigée «l' habitation » tenant davantage d'une ferme fortifiée que d'un pavillon de séjour ....

 

            ( Mais celà est une autre histoire et le retour dans le temps de 400 ans méritera quelques chapitres prochains . Alors si l'aventure d'un dessinateur , cartographe, écrivain, explorateur et marin vous interpelle ,vous aurez tout loisir de revenir...Pour apprendre que les explorateurs et «  coureurs des bois » étaient plus souvent que ne le révèlent les livres officiels de la grande histoire, des « yeux » pour servir, écrire et réaliser à grande distance leur « secret dessein »....Non il n'y a pas de faute !  )


Crédit photographique: Marie Laura  

Créations graphiques personnelles: " épave, statue de Champlain, portrait algonkin, méli-mélo en fin d'article" 


                                         A bientôt prochain épisode!



Article ajouté le 2008-01-09 , consulté 4 fois

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