Trésors secrets de l’art Roman

27.07.07

              Nichée dans la pente d'un secret vallon du plaisant Lot et Garonne , une chapelle s'accroche à un replat artificiel de terrain pour ne pas sombrer dans l'abandon et tomber dans le bas fond... Si le champ de blé voisin a reçu la visite du « coiffeur agricole » qui en le rasant lui a laissé une coupe de cheveux en brosse , de l'autre côté du chemin abrupt le champ de mais aux lanières échevelées a du mal dans ce fort vent de juillet à rester bien coiffé…

 

     Le mur clocher remarquable et rare par sa coiffe de forme arrondie semble vouloir imiter l'émergence journalière du disque solaire. Celui qui de bon matin surgit au levant , faisant chanter le coq et taire le chat-huant…Sur son fronton de pierres que les lichens ont jauni , quelques herbes folles se dressent telles un épi rebelle sur un front dégarni…

 

                                        

         En façade sud s'ouvre le porche d'entrée , preuve manifeste de l'ancienne édification selon les traditions de bâtisseurs initiés . Une chaîne rouillée et son cadenas trop moderne rompent le charme sans pitié, par la condamnation de la porte rejetant au dehors toute curiosité …. Le charme du temps présent colportant ses tares de comportement , la mode du « clef en mains » et aussi du « tout sous clef ».. Enfermé le Bon Dieu" insaisissable" pour ne pas qu'on le vole ou on l'outrage!

 

 

 

       Au dessus du curieux linteau dans une pierre incorporée de forme irrégulière supposant une possible retouche , se détache en maigre relief le traditionnel signe chrétien…La marque lapidaire me rappelle par son « calvaire en pied » comme une  appartenance similaire aux antiques possessions templières , comme ces croix « pattées » aux quatre extrémités souvent en clef de voûte , ou en signature d'actes administratifs de ces « chevaliers  de l'ordre du Christ »  plus connus sous le terme de templiers et qui furent les précurseurs de la lettre de change bancaire .

         Mais cette divergence d'esprit est gratuite et en l'absence de documents n'autorise pas une supposition car on pourrait me jeter la pierre…..même si un autre détail insignifiant pour le « profane » ne venait ajouter le trouble par la dédicace de cette chapelle à « St  Jean » , qui n'est autre que le saint patron favori de ces « moines soldats » pour baptiser leurs lieux de culte….…

 

 

 

           

    Un pied de fenouil sauvage aux ombellifères odorantes semble par sa hauteur comme un gardien contrôlant l'accés à un petit paradis sur terre que les hommes ont oublié ; Ses graines selon les recettes de sorcier de campagne ont le charme de pouvoir éloigner le diable ou  guider vers quelques secrets dépôts cachés . Dans ce petit jardin « aux âmes » , trop enserré dans le corset  d'une luxuriante haie de lauriers , « fleurissent » quelques tombes de pierre pour la plupart abandonnées… 

            Vitalité de ce lieu de paix  confortée par des buis au vert  brillant et intense  qui par leur volume exacerbé semblent  imiter la prestance des arbres voisins "des chênaies" 

 

 

 

        

 

           Non ce n'est pas une porte des "Cagots" traditionnelle des Pyrénées , cette curieuse baie placée sur le fronton sud en position aussi basse ! D'un autre mystère sombre elle conserve le secret , car par son ouverture obstruée de pierres , l'absence de lumière ne pourra éclairer.....

                  

 

 

              

            Au loin juché sur son piton bien dégagé , un des rares moulins à vent du département à posséder des ailes en parfait état, malgré les conditions favorables ne peux pas jouer, les bras trop liés. Il espère qu'un Don Quichotte moderne vienne le délivrer et lui faire tourner la tête… Plus bas dans les prés , broute un âne , peut être celui de Sancho Pansa , le fidèle valet du fier chevalier obstiné!

              Dans le bosquet de chêne coiffant l'éminence , des cigales égarées de leur berceau traditionnel du proche midi  semblent par leur concert aux notes stridentes vouloir reconstituer un tableau typique de cette Provence  chère à Daudet et ses fameuses » lettres de mon moulin » , et aussi au  célèbre Mistral  qui a su « souffler » dans ses écrits un parfum , à défaut de lavande, à relents mythologiques dont les effluves restent familières à ceux qui savent entre les lignes déchiffrer !

 

  

 

    Vous êtes avides  de connaitre ce lieu secret ? Demandez moi et je vous délivrerai quelques indices...  Mon premier est comme un carro...( prononcé en occitan)

 

 



Article ajouté le 2007-07-27 , consulté 46 fois

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